Alors que l’Athletic Bilbao monte au front pour bloquer le transfert de Nico Williams vers le FC Barcelone, Joan Laporta joue la carte de l’apaisement tout en défendant la régularité des finances blaugrana.

Après les accusations lancées par l’Athletic Bilbao concernant un possible manquement du FC Barcelone à la règle financière 1:1, Joan Laporta, président du club catalan, a tenu à rétablir le dialogue avec diplomatie. Réagissant rapidement à la volonté du club basque de saisir la Fédération espagnole de football (RFEF) et LaLiga, Laporta s’est voulu conciliant : « Nous n’avons pas de mauvaises relations avec l’Athletic. » Il a rappelé l’histoire commune et le respect mutuel entre les deux institutions, tout en s’étonnant de la virulence de la démarche de Bilbao. « Je ne comprends pas pourquoi ils vont parler du Barça à LaLiga », a-t-il ajouté, visiblement agacé mais soucieux de maintenir une certaine hauteur dans l’échange. Dans ses propos transparaît un appel à la retenue, en soulignant que chaque club devrait se concentrer sur ses propres affaires plutôt que d'alimenter des conflits médiatiques.

Le Barça, en conformité avec les règles, garde le cap sur ses objectifs


Sur le plan financier, Joan Laporta a tenu à rassurer quant à la conformité du club avec la fameuse règle 1:1, pierre angulaire du fair-play financier espagnol. Il a précisé que le Barça était déjà en règle lors du dernier mercato hivernal et que tous les efforts étaient faits pour respecter les paramètres économiques exigés par LaLiga. Sans jamais nommer directement Nico Williams, Laporta a néanmoins laissé entendre que le joueur faisait partie des priorités du club : « Nous pourrons inscrire les deux joueurs que nous voulons signer… ou inscrire », a-t-il glissé. Fidèle à sa stratégie de discrétion, il a refusé de citer des noms, se contentant d’évoquer des « opportunités du marché » que son équipe sportive, menée par Deco, surveille de près. Une posture à la fois prudente et résolue.