Le FC Barcelone et la magie du triplé
Le FC Barcelone a surclassé le Real Madrid de la meilleure des manières en finale de la Coupe du Roi. Cela a suscité des discussions sur la capacité de l’équipe à remporter le treble. Ainsi est appelée la victoire dans les trois principaux tournois de la saison : le championnat national, la Coupe nationale et la Ligue des champions. Et le Barça est devenu le premier club à réussir le triplé deux fois, ayant réalisé cet exploit en 2009 et 2015. Le site de paris en RDC MelBet vous invite à rappeler comment c'était.
Treble 2008/09 : le début de l'ère Guardiola
Josep Guardiola a été nommé entraîneur du FC Barcelone alors qu'il n'avait que 37 ans. Il avait des années de jeu pour le club légendaire derrière lui, mais presque aucune expérience en tant qu’entraîneur – Pep n'a passé qu'une saison à la tête de l’équipe filiale du Barça. La direction choisissait entre lui et le célèbre José Mourinho, mais a finalement jeté son dévolu sur Guardiola.
Ce fut un début difficile, l'équipe ayant à peine glané un petit point lors de ses deux premiers matchs de Liga, et les journaux catalans discutaient déjà des noms de managers qui pourraient remplacer Guardiola. Tout cela s'est produit dans le contexte d'un renouvellement notable de l'effectif : Ronaldinho et Deco, sacrés champions en Ligue des champions en 2006 sous Frank Rijkaard, ont déjà quitté le Barça à ce moment-là.
Cependant, le président du club, Joan Laporta, a fait confiance à son intuition et a eu raison. Les joueurs ont cru en Guardiola, qui s'appuyait sur un football offensif combiné – le genre de jeu que Johan Cruyff inculquait aux Barcelonais au début des années 1990. Pep faisait partie de la légendaire Dream Team qui a raflé la première Coupe d'Europe pour les Blaugrana en 1992, mais sa propre formation a finalement surpassé les exploits de Cruyff.
Le trio Messi, Eto'o et Henry faisait passer des frissons à leurs rivaux en attaque, Xavi et Iniesta coordonnaient le jeu au milieu de terrain, tandis que l'expérimenté Puyol avec le jeune Piqué laissaient apprécier leur complémentarité en défense.
À la fin de la saison, le succès du FC Barcelone a été scellé par deux matchs. Le premier fut une victoire écrasante 6-2 contre le Real Madrid au Santiago Bernabéu. Lors de cette confrontation, Messi a commencé à jouer au centre de l’attaque, et le poste auquel il brillait a été appelé le « faux neuf ». Faire tomber son ennemi principal sur son propre terrain était un geste d’un vrai champion. Le deuxième affrontement était le match retour de la demi-finale de la Ligue des champions contre Chelsea. Barcelone jouait en infériorité numérique et était déjà sur le point de couler, mais a quand même réussi à égaliser : dans le temps additionnel, la frappe lointaine et époustouflante d'Iniesta a trouvé le fond des filets de Petr Čech. Les Catalans ne se sont débarrassés des Londoniens que grâce à la règle des buts à l'extérieur, et ce match nul en déplacement leur a coûté beaucoup plus d’efforts que le succès contre Manchester United en finale, où Eto'o et Messi ont inscrit un but chacun.
L'équipe de Guardiola lors de la saison 2008/09 est considérée comme le modèle du tiki-taka - un football combiné avec de courtes passes, la possession de balle et le contrôle de l'espace. C'était un football d'intelligence, de patience et de précision. La victoire de 2009 a marqué le début de l’une des plus grandes époques de l’histoire du club et du football mondial. Le Barça a établi la norme du jeu moderne, alors que Guardiola et Messi ont revendiqué le statut de meilleur entraîneur et joueur de notre époque.
Treble 2014/15 : trio MSN et puissance en avant
Six ans plus tard, le Barça est de retour au sommet. Cette fois, sous la houlette de Luis Enrique, l'équipe s'est adaptée aux nouvelles réalités du football et a construit un style de jeu plus simple, mais non moins efficace. Ici, l’accent principal a été mis sur l'interaction étonnante des leaders offensifs : le trio Messi – Suarez – Neymar est vu comme le meilleur de l'histoire moderne de la discipline. Il suffit de dire qu’ils ont planté 122 buts à eux trois cette saison-là : 58 pour Messi, 39 pour Neymar et 29 pour Suarez.
Au milieu de terrain, le vétéran Xavi a cédé sa place à Ivan Rakitić au fur et à mesure que la saison avançait. Le Croate a complété Iniesta et Busquets au milieu de terrain, tandis que le défenseur nominal Dani Alves déchirait le flanc droit des adversaires et le milieu défensif Mascherano se retrouvait au centre de la défense. Cette composition a montré que les positions des joueurs sur le terrain sont largement arbitraires. Si vous avez une compréhension presque télépathique entre les joueurs de votre collectif, vous pouvez vous permettre d’expérimenter avec n’importe quoi.
Les adversaires ont dû simplement accepter la supériorité de Barcelone. Ce fut le cas après la finale de la Coupe d'Espagne : dans un Camp Nou plein à craquer, les Catalans ont laminé l'Athletic 3-1, avec Neymar qui a cassé les reins à la défense adverse avec ses feintes. On a même vu le défenseur du Bayern Jérôme Boateng tomber au sol en demi-finale de la Ligue des champions suite à une cascade performée par Messi, et les Blaugrana ont dézingué la formation de son ancien entraîneur Guardiola sur le score de 7-0 sur l’ensemble des deux matches. La connaissance de Pep de ses anciens joueurs n'a pas aidé l'équipe de Munich – le Barça était tellement redoutable cette année-là.
La meute d'Enrique a combiné la possession du ballon avec des contre-attaques éclair. Le triplé de 2015 a prouvé que Barcelone pouvait se transformer. C'était un collectif différent, plus poussif et athlétique, mais sans perdre l'ADN du football catalan.
En 2009, Guardiola s'est concentré sur le contrôle du jeu au milieu du terrain, tandis qu'en 2015, Enrique s'est concentré sur la vitesse de déplacement du ballon plus près de l'attaque, où évoluaient les principales stars. Bien sûr, ces équipes avaient beaucoup en commun : le rôle central de Lionel Messi, le recours à un noyau solide de pépites de La Masia et le désir de dominer les débats sur la pelouse.
Le FC Barcelone est-il prêt pour un nouvel exploit ? Hansi Flick, qui a réussi le triplé avec le Bayern il y a cinq ans, a construit une équipe qui combine les meilleures qualités de ses prédécesseurs. Cette équipe a du style, un équilibre entre l'attaque et la défense et une immense envie d'atteindre à nouveau le sommet du football européen. Il faut donc s’attendre à de nouvelles tentatives dans les saisons à venir, dont l’une sera tôt ou tard couronnée de succès.
Le souvenir des saisons 2008/09 et 2014/15 fait plus que réchauffer le cœur des supporters. Ces succès font partie de l’ADN de Barcelone, étant en même temps une référence et une source d’inspiration. Parce que l’histoire nous enseigne qu’une fois que cette troupe a pris de l’élan, il sera très difficile de la dérailler.