Dans un Clásico sous haute tension, le FC Barcelone s’est senti trahi par des décisions arbitrales jugées injustes, relançant le débat autour de l’impartialité dans les sommets du football espagnol.

Déjà marqué par une élimination douloureuse en Ligue des champions, où certaines décisions arbitrales avaient semé la polémique, le FC Barcelone a de nouveau été confronté à un arbitrage controversé lors de cette rencontre cruciale face au Real Madrid. Cette rencontre, considérée comme une véritable finale de LaLiga, a été marquée par plusieurs faits de jeu douteux. L’ouverture du score madrilène, obtenue sur un penalty accordé après une action où Kylian Mbappé semblait en position de hors-jeu, a immédiatement suscité la colère catalane. L’arbitre a estimé que la remise en jeu provenant d’un joueur barcelonais, Pau Cubarsí, a invalidé le hors jeu et permis le penalty. Plus tard, alors que le Barça menait de deux buts, Aurélien Tchouaméni a stoppé Ferran Torres, qui filait seul au but : une action qui méritait un carton rouge, mais qui ne valut au joueur madrilène qu’un simple avertissement. Enfin, dans les ultimes minutes, un tir à bout portant de Torres a été stoppé de la main par Tchouaméni dans la surface. Malgré des ralentis VAR très explicites, l’arbitre Hernández Hernández a refusé d’accorder un penalty, laissant joueurs et supporters catalans dans l’incompréhension.

Une pression orchestrée en amont par le Real Madrid


L’attitude du corps arbitral lors de cette rencontre s’explique peut-être par la stratégie médiatique soigneusement préparée par le Real Madrid. En amont du match, le club merengue a diffusé une vidéo polémique compilant les décisions de l’arbitre Hernández Hernández jugées défavorables au Real dans le passé. Plus surprenant encore, le montage incluait des éléments personnels sur l’arbitre, évoquant son prétendu attachement au Barça dans les années 1990, bien avant sa carrière professionnelle. Ce coup de communication a mis une pression considérable sur les officiels, qui ont semblé en subir les conséquences sur le terrain. Un scénario qui rappelle celui de la récente finale de la Coupe du Roi, où malgré des décisions encore une fois majoritairement contraires, le Barça avait réussi à s’imposer. Mais à force de répétitions, le sentiment d’injustice grandit côté catalan.