Julian Alvarez
Julian Alvarez

Le FC Barcelone et l’Atlético de Madrid semblent désormais avoir épuisé les possibilités de négociation pour le transfert de l’attaquant argentin, alors que le marché entre dans sa dernière ligne droite. Selon Mundo Deportivo, Julián Álvarez disposerait toutefois d’une voie juridique pour rompre unilatéralement son contrat avec le club madrilène et permettre à un juge de fixer l’indemnité due à l’Atlético.

Le dialogue entre les deux clubs est bloqué 

Le dossier Julián Álvarez se retrouve dans une impasse après plusieurs semaines de tensions entre le FC Barcelone et l’Atlético de Madrid. Le club catalan souhaite toujours attirer l’international argentin, mais son homologue madrilène a fermé la porte à toute négociation directe. Cette position a encore été réaffirmée jeudi à Monaco par Miguel Ángel Gil Marín, qui a exclu catégoriquement un transfert de l’attaquant vers le Barça. Cette situation laisse donc très peu de marge au joueur. L’Atlético conserve ses droits contractuels sur Álvarez, engagé jusqu’en juin 2030, et s’est longtemps appuyé sur une clause de résiliation annoncée à 490 millions d’euros par plusieurs médias espagnols. 

Depuis plusieurs jours, la situation s’est également tendue autour du joueur. Julián Álvarez n’a pas participé aux entraînements de l’Atlético pendant trois jours consécutifs, le club évoquant une indisposition. Dans le même temps, l’Argentin aurait cherché l’aide de ses coéquipiers les plus expérimentés afin de débloquer sa situation.

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Julián Álvarez peut s’appuyer sur le droit espagnol 

Une autre voie existe pourtant. Elle repose sur le Real Decreto 1006/1985, qui encadre la relation professionnelle des sportifs en Espagne. Son article 16 prévoit qu’un sportif professionnel peut mettre fin à son contrat par sa propre volonté, même lorsqu’aucune faute n’est imputable à son club. Dans ce cas, l’indemnisation due à l’employeur, en l’absence d’accord préalable, peut être fixée par la juridiction du travail. 

C’est précisément cette disposition qui pourrait permettre à Julián Álvarez de sortir du blocage actuel. Au lieu d’attendre un accord entre l’Atlético et le Barça, le joueur pourrait engager une procédure de résiliation et laisser la justice déterminer le montant de l’indemnité à verser à son club. La FIFA ne serait pas compétente pour trancher directement ce différend entre les deux clubs, puisqu’ils appartiennent à la même association nationale. Le dossier relève donc du cadre juridique espagnol et des instances compétentes dans le pays.

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Le Barça pourrait être concerné par l’indemnité 

Le recours ne signifierait pas pour autant que Julián Álvarez pourrait partir gratuitement. L’article 16 prévoit que, lorsqu’un joueur rejoint un autre club dans l’année suivant la rupture, celui-ci peut être tenu subsidiairement au paiement des obligations financières liées à cette rupture. 

Le montant final ne serait donc pas automatiquement celui de la clause contractuelle. Il appartiendrait à la juridiction du travail d’évaluer notamment les circonstances sportives, le préjudice subi par le club et les différents éléments liés à la rupture. Le recours judiciaire représenterait donc une procédure lourde et incertaine, mais il constitue, à ce stade, une possibilité juridique supplémentaire pour le joueur.

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